L’IP, l’indic des modérateurs

C’est donc une adresse IP qui aura permis de localiser le tueur de Toulouse. Mohamed Merah a commis l’imprudence de ne pas masquer son adresse IP au moment de sa connexion sur un célèbre site de petites annonces, sur lequel il a rencontré sa première victime. Ce numéro à 16 chiffres aura rarement eu une telle heure de gloire dans les medias grand public. Pourtant, il fait partie du quotidien de tout bon modérateur.

Mais rappelons d’abord ce qu’est une adresse IP !

C’est le numéro identifiant de  chaque connexion à internet. Elle se présente sous la forme de 4 séries de 4 chiffres allant de 0 à 255 maximum et séparées par des points. Quand un ordinateur veut se connecter sur le Web, il appelle un autre ordinateur (où est hébergée la page souhaitée) via ce numéro d’identification. Mais ça, je pense, vous le saviez déjà.

Les sites Internet sont tenus de conservés ces IPs qui permettent, avec l’aide des Fournisseurs d’Accès Internet, de retrouver l’identité d’un internaute. Cette IP est très utile pour les modérateurs. Elle permet de retracer d’un clic tout l’historique de contribution d’un internaute, même s’il change de pseudo. C’est souvent le seul élément permettant de signaler un individu potentiellement dangereux (terroriste auto-proclamé, pédophile…) à l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liées au Technologies de l’information et de la Communication : les gendarmes du Web – l’O.C.L.C.T.I.C.

Certes, l’IP n’est pas toujours fixe (flottante) ou peut se dissimuler derrière un « Proxy ».
Cela reste une manipulation qui n’est cependant pas à la portée de tout le monde. Et encore faut-il y penser. Heureusement cette fois, ce n’était pas le cas.

Mais la médiatisation autour de l’IP risque de rendre les futurs criminels un peu plus précautionneux…